L’A.S.E.C. a accueilli la troupe du larèr à la maison des arts. Dans cette salle intimiste, le public attentif s’est laissé ravir par l’univers du spectacle. On peut se féliciter de cette heureuse initiative qui a fait connaître « l’arròsa e lo cardon » sur le secteur.
CONCERT BAL (sonorisation professionnelle par un ancien musicien de MINXORIAK, groupe rock vedette des années 80)
LA SCOTTICH QUI BALANCE : « celle que j’aime »
FANDANGO AVEC DANTZABAL
Que dire de cette échappée à Mauléon ? Que la pluie soutenue n’eut pas raison du soleil intérieur de LA PLAZA GUIZON ! Le stage découverte des rondes landaises commença à l’heure avec une dizaine de personnes pour finir, toujours à l’heure, avec une bonne cinquantaine. Le cercle frôla les murs de la salle de danse. Le branle d’Ossau serpenta sans crier gare entre les lattes du parquet. Le pays semblait doué d’une génération spontanée de danseurs qui venaient de partout (côte basque, Gers, Pau…). Peu de basques en fait mais des gens de tous horizons, amateurs de folk, on ne peut plus ouverts. La ronde au chant fit l’unanimité. Le choeur répondit bien vite même en gascon. Une surprise très agréable pour les Tai Cosi qui connaissaient l’absence de danse au chant en Pays Basque.
Même allant pour le bal. Personne ne se laissa impressionner même pas par la musique d’avant garde de « Lou Baylet ». Les Tai Cousi furent bissées et on conclut tous en carolant « près de la fontenelle ». Dantzabal déclina les danses d’animation, les formes en couple, les sauts basques courts à la mode souletine et le fandango.
Le courant passa en 380 volts entre les organisateurs, le public et les Tai Cosi. Puissent-elles un jour retrouver l’ambiance de ce dancing « vintage » !
Certaines Tai Cosi ont participé à cette manifestation emblématique de CULTURA DE NOSTE dans le village vallonné de Lannepla près d’Orthez. L’édition a eu du succès avec 35 formations et une soirée concert composée de 3 groupes : HAUT E BAISH qui faisait sa première scène, LOS d’ORTES, confirmés sur le territoire et dans leur vocalité et enfin LUADAS, la nouvelle génération de jeunes chanteuses à peine nées qui brillent déjà au firmament.
Des chansons mythiques, des chansons sorties de l’oubli, des compositions, des chansons surprise, du chant de table, du chant de danse, a capela, aux instruments : cette richesse de versions sut contenter tous les amateurs, le tout associé à une organisation tirée au cordeau et un repas excellent servi par la CALANDRETA d’Orthez. C’était vraiment la bonne destination pour ce samedi 19 octobre 2024.
La baish en terra plana (branle d’Ossau)
Compil. de Margalidas (de França voli partir, Margalida las ! qu’avetz vos a plorar, le vira Margalida)
RAPPEL : PROCHAINEMENT, ATELIER DANSE ET BAL A MAULEON
cornemuse landaise et vieille, en acoustique naturelle pour le bal de CULTURA DE NOSTE
L’ancien préau de l’école d’Ozenx accueillit avec bonheur une vingtaine de stagiaires pour l’atelier rondes et branles chantés animé par les Taï Cousi. L’exercice était innovant pour la plupart des participants. C’est avec conviction et bonne humeur que chacun s’investit dans cet apprentissage méconnu de nos plaines béarnaises. A l’ouverture du bal, la présentation de « a noste crampéte », « a Bordeu », « a la punta de l’espada » et « la ronde écolo » connut son petit succès en intégrant beaucoup plus de monde. Bien sûr, après un repas copieux préparé par la CALANDRETA d’Orthez, il y eut quelques cafouillis ludiques et inventifs qui amusèrent le cercle.
Le duo professionnel « TEULERA » de Lucie et Simon assura une soirée sans anicroche avec des interprétations dynamiques et bien orchestrées. La configuration sol et scène fut des plus originales et adaptées. Un grand bravo pour les compilations des longs sauts basques entièrement de mémoire et sans erreur.
On aurait espéré des voix sonorisées plus distinctes et un peu plus de public pour soutenir la belle initiative de l’organisateur : CULTURA DE NOSTE.
En conclusion, la découverte des danses en chaîne à la voix constitue une démarche sûre pour satisfaire un public cosmopolite. Mais, le défi reste de convaincre les gens à s’y déplacer.
Après avoir investi ses instruments de prédilection (voix et harpe), Marie Claire des Tai Cosi s’envole dans son premier spectacle solo au bord de l’eau. Un bien beau site historique accueillera cette première prestation. Un agenda suivra que nous ne manquerons pas de vous transmettre.
Après avoir donné la main aux Tai Cosi sur la ronde de Biscarosse, ces jeunes passionnés de polyphonies occitanes ont partagé leur travail de stage effectué depuis plusieurs jours en l’église d’Escos.
DIAMELO (Dis le moi en occitan alpin) est un atelier vocal, à géométrie variable, basé sur Lyon qui rassemble des chanteurs de partout (Dijon, Montreuil, Marseille, Aix…) non occitanophones qui ont craqué pour la chanson occitane en choeur. Ils parcourent le répertoire de groupes phare (Vox Bigerri de Bigorre, La Mal Coiffée de Montpellier, lo Còr de la Plana de Marseille, San Salavador de Corrèze).
Pour cette immersion escossaise, la communication s’est faite par réseau et les participants ne se connaissaient pas forcément.
Maîtrisant leur sujet, Ils savent faire la différence entre la veine traditionnelle à plusieurs voix (par exemple le chant pyrénéen « l’aute jorn dins l’òrt »)et l’invention polyphonique à partir des années 1990 – 2000 dans le sud est de la France. Des artistes hors pair comme Manu Theron du Cor de la Plana se sont imprégnés de la culture vocale du bassin méditerranéen pour donner une couleur renouvelée au chant occitan.
Diamelo sait aussi que le fil traditionnel vit encore en Béarn, Bigorre et Alpes du sud. L’opportunité d’ un ancrage familial à Escos fut l’occasion de venir aux sources et de tisser du lien culturel avec les acteurs locaux. Ils ne pouvaient pas mieux tomber dans cette fête pizza bal qui a ravi une nombreuse assistance !
Le choeur a présenté un concert de clôture le samedi soir à l’église en enrichissant le répertoire de 2 très belles chansons. Une superbe expérience à poursuivre…
Qui aurait imaginé que les Tai Cosi puissent conquérir aussi magistralement le public éclectique du pays dacquois en ce début août ?
L’entrain et le charme du spectacle ont créé une onde de choc grandissante qui toucha en plein coeur les 80 personnes présentes.
Le bonheur de l’instant s’est invité dans les yeux, les applaudissements, sur les lèvres des spectateurs.
Après le concert, l’accordéon diatonique convia les occitanophones, ou non, à entonner le SE CANTI et deux chansons traditionnelles en français.
Une ambiance débridée envahit la salle d’exposition avec les tralalas guillerets de Fleur d’épine, OHÉ !
Les gens n’ont pas tari d’éloges sur ce si beau moment d’évasion et de partage, bien décidés à vanter, autour d’eux, les talents des Tai Cosi d’Escos et leur spectacle plus que vivant.
La troupe apprécia énormément cette conclusion formidable pour « l’arròsa e lo cardon », ce qui fit oublier un arrière goût de lessive !
Les Tai Cosi se sont déplacées inutilement à Bayonne. Elles ont su l’annulation du spectacle au dernier moment au sortir du minibus. Seule consolation : elles n’avaient pas encore déchargé le matériel sur le trottoir ! Il faut toujours une première dans une carrière artistique !
Rendez-vous le samedi 3 août à 15 h 30 à la maison de la Barthe de la ville de Dax.
Élever ses accessoires de scène dans un grenier transformé en salle de spectacle fut une première pour la troupe et la présentation de « l’Arròsa e lo Cardon » en Basse Navarre, également.
Pendant que la mascarade de la fête Dieu battait son plein au bourg, la borde du chemin Hiribildia s’animait avec les répétitions des Tai Cosi et de Folkabloc. A midi, le public arriva avec ses provisions pour prendre un déjeuner partagé. L’organisation fut parfaite : restauration en terrasse, en salle, self service, comptoir vaisselle participatif.
Une fois les bancs de la terrasse montés au grenier, les Tai Cosi ouvrirent les festivités devant une 40ène de spectateurs attentifs et réactifs. Le grenier décoré comme une brocante rajouta une note surannée à la poésie du spectacle. Autant les artistes furent transportées dans un Pays Basque inconnu, autant le public fut ravi (au sens premier) par une culture gasconne revisitée.
Puis, Folkabloc joua de sa ribambelle de flûtes, percussions, accordéons, guitare pour enthousiasmer les danseurs autour d’un répertoire éclectique.
La fin de bal fut propice pour échanger sur des projets, en particulier auprès d’un atelier de folk de Gotein Libarrenx en Soule.
Finalement, par ricochet, la troupe du Larèr d’Escos arrivera à destination dans les 3 provinces d’Euskadi – Pays Basque – (Nafarroa Beherea – Basse Navarre-, Lapurdi -labourd-, Xiberoa -Soule-)
Ce samedi 16 décembre 2023, les chansons du Béarn et des Landes ont trouvé parfaitement leur place au sein de la maison du patrimoine naturel des bords de l’Adour. Le public attentif et connaisseur de la langue gasconne fut conquis par la performance de cette nouvelle prestation de L’ARRÒSA E LO CARDON. La poésie du spectacle se refléta dans les belles photographies des oiseaux du marais. « Lo cafè gascon » prépara un excellent accueil et Jacques Lesgourgues de la radio CAP A CAP peaufina son organisation en proposant de chanter tous ensemble à la fin du concert.
L’intervention des Taï Cousi a surpris agréablement l’animateur professionnel de la ville de Dax, Bruno Latour, qui s’est montré intéressé pour faire revenir la troupe dans le cadre des animations culturelles programmées sur le site. Cette perspective enchanta les artistes qui n’y voient que des avantages : proximité de déplacement, belle salle à petite dimension, acoustique excellente, accueil des plus sympathiques. Une superbe réalisation que cette maison de la Barthe !
L’espace Tivoli d’Anglet fédère avec bonheur l’expression des cultures Gasconne et Basque ainsi que les activités de l’Université du Temps Libre. Tout est aménagé pour que chacun y trouve sa place et que chaque événement soit mis en valeur. Cette ancienne école, superbement restaurée, jouit d’une situation privilégiée en pleine ville.
Ce samedi 7 octobre 2023, la troupe du Larèr d’Escos connut un grand succès avec « l’arròsa e lo cardon ». Le public chaleureux et gourmand de gasconnades réagit comme un seul homme à la beauté et à la drôlerie du spectacle.
Le bal ne fut pas moins animé. Bohas orchestra mit l’ambiance sous le porche et les cornemuses raisonnèrent dans le quartier. Les Taï cousi initièrent les danseurs aux rondes landaises qui se prêtèrent au jeu avec enthousiasme.
L’apéritif « cantèra » fut tout aussi convainquant et fit dire au président d’Aci Gasconha, Bernard Dauga, que cette première était une idée à renouveler absolument.
Fin de bal déchaînée pour la FÊTE DU LARER à la maison LAGARDE d’ESCOS ce samedi 19 août 2023.
La centenaire du village aux premières loges, Paulette, a bravé la canicule comme une centaine de participants qui s’est retrouvée soit au spectacle « L’ARRÒSA E LO CARDON », au vin d’honneur, au buffet partagé ou au bal folk.
Un ravissement unanime a gagné toute l’assistance. La qualité du concert des Taï Cousi n’a eu d’égal que la beauté du lieu qui transcenda les artistes. La soirée fut lancée par les cornemuses festives et talentueuses de BOHA ORCHESTRA. Le groupe KLIP ETA KLOP diffusa une ambiance folk rétro des plus sympathiques. En intermède, Les TAI COUSI firent lever les jambes et chanter des danseurs de toute traque en mode découverte de la ronde landaise. Hôtes, autochtones, vacanciers, gens du folk, néo-ruraux, tout le monde s’en est donné à coeur joie.
On se souviendra avec bonheur de l’inauguration de la première Borde Culturelle à Domicile à Escos.
« L’arròsa e lo cardon » sous la mezzanine EST de la grange.
caremèra, graile, bohas, tambors, votz, un belle alliance musicale
bouquet final de « l’arròsa e lo cardon »
Entre BOHA ORCHESTRA et LA TROUPE DU LARER, les spectateurs nombreux ont été complètement conquis par un concert original. L’univers poétique et intimiste des Taï Cousi a créé la surprise au milieu de la musique d’ensemble festive des cornemuses landaises, menée de main de maître par Yan Cozian.
La sortie sur un BELLA CIAO débridé fut un moment inoubliable. Le public debout, frappant des mains, le visage illuminé de joie, montra avec enthousiasme son attachement à la musique gasconne. Même les vacanciers ont été convaincus !
Merci aux photos de Ghislaine Croisel sur le face book du festival
La journée spectacle cantèra bal prévue le samedi 23 septembre à ACI GASCONHA d’Anglet est reportée au samedi 7 octobre 23. BOHA ORCHESTRA et TAI COUSI seront au rendez-vous.
L’agenda culturel de l’Office de Tourisme de Salies de Béarn de cette quinzaine de juillet a commis une erreur de date. La fête du Larèr d’Escos avec spectacle et bal folk au château Lagarde est maintenue le samedi 19 août et non le mercredi 19 juillet !
Samedi 17 juin 2023, les danseuses du Larèr d’Escos ont été invitées par Maritzuli Konpania de Biarritz qui souhaitait, depuis longue date, découvrir le Saut Basque d’Orion. Au cours de leurs recherches chorégraphiques, les instructeurs de Maritzuli sont tombés sur le blog des Taï Cousi et ses collectages. Leur grande curiosité et leur belle ouverture n’ont fait qu’un pas pour créer le lien.
Accueillis par Claude Iruretagoyena, de jeunes danseurs talentueux de Pampelune et de la Côte Basque (collectif Bilaka) se sont échelonnés sur la journée pour se « frotter » au caractère et au mande singuliers du Saut Basque à la Béarnaise. Le groupe s’y est mis avec coeur sous la houlette compétente et joviale de Ion, animateur danseur et couturier de Maritzuli, bras droit du fondateur, Claude Iruretagoyena.
Ce fut aussi l’occasion d’entrer dans le superbe atelier de confection des costumes de la danse basque. En accroissement d’activité, les couturiers préparent une nouvelle exposition.
Le projet de transmission de danse avait été conçu au départ comme un échange. Le public de la journée semble avoir été convaincu pour revenir sauter à la béarnaise en Béarn dans un futur que nous espérons proche.
Rebondir en chansons au repas des anciens de la Mairie de Sorde fut un joli succès auprès du public et des responsables. Les Taï Cousi firent preuve d’une adaptation tout à fait innovante, vocalement et techniquement.
Une sélection de répertoire fut effectuée avec les élus et la riche idée de projeter les textes en grand écran germa.
L’engouement collectif pour retrouver le plaisir de chanter à table s’exprima à travers la vieille chanson béarnaise, le répertoire français rétro et quelques tubes contemporains (Nadau, Hegoak)
Le chant à danser des Taï Cousi ne suscita qu’une écoute partielle. Des pans de la culture gasconne ne parlent plus aux landais.
Mais, l’objectif principal fut rempli : renouer avec des pratiques perdues qui font du bien et enrichir le lien villageois à travers le chant partagé.
A la vrespada arregaudenta de dissabte passat, l’esclopèr de Sent Estiene d’Òrte qu’ns disó en parlar de « L’ARRÒSA E LO CARDON » : « qu’èi grasit e aquèth mot qu’ei hòrt. Que’m plea la boca de bonur. »
Lors de l’après-midi réjouissante de samedi dernier, le sabotier de Saint Etienne d’Orthe nous dit en parlant du spectacle « l’arròsa e lo cardon » : « j’ai pris plaisir et le mot est fort. Il me remplit la bouche de bonheur. »
Effectivement, un contexte pratiquement fusionnel régna entre le public nombreux et les artistes du Larèr dans la superbe petite salle du village. Les regards expressifs rivés vers la scène, les sourire, les rire, les chants en commun ont donné une ambiance « cosy » et joyeuse qui s’est conclue par une belle « cantèra » avec tous les amateurs du coin.
L’envie de partager la culture gasconne resserre les liens. Merci à ces parenthèses inestimables qui donnent du baume au coeur.
Tout était au rendez vous ce dimanche 13 novembre dans la salle communale d’AMOU en Chalosse : un spectacle réussi, un public nombreux et ravi, un accueil chaleureux et une ambiance chantante et dansante autour des châtaignes et du bourret.
Grand merci à l association Atau Atau pour ce superbe moment.
Les artistes remettront le couvert avec autant de bonheur le 26 novembre à St Etienne d Orthe.
La 1ère à domicile chez Léon et Evelyne fut des plus réussies et des plus sympathiques ce 15 octobre.
UN PUBLIC CONQUIS ET PARTICIPATIFChant de LA SOBIRANABranle d’Ossau « augan j’a un pastor »ronde gasconne théatralisée « porti mon marit a vender »chant pyrénéen à 3 voix « m’a pres per fantsia »L’accompagnement de la composition « le p’tit bonheur »dialogue en BéarnaisLA TOUCHE FINALE SOUS LE PARA FLEURS avant l’hymne collectif du SE CANTI et le verre de Jurançon
ANDRE MINVIELLE A LA MANIVIELLE A ROUE PROJETTE LES IMAGES D’ARCHIVES DE LA VIE DES VILLAGES
L’artiste musicien et inventeur André MINVIELLE a présenté en avant première tout le travail audio visuel de reconstitution de la veillée « N’autre histoire » de St Pé de Léren (Primtemps de l’Arribèra 2022)
La grange de Lacaze aux Sottises d’Orion fut un lieu intime et chaleureux pour accueillir l’événement ce jeudi soir 15 septembre 2022.
Une assistance d’une 50ène de personnes (avec peu de gens du cru) apprécia la joyeuse création vocale et sonore autour des dessins d’enfants des écoles. Ces derniers avaient imaginé avec brio la main vielle à roue et son environnement technique.
Puis, on visionna les montages de Bernard sur les anciennes courses cyclistes des fêtes d’Auterrive, la plantation « éphémère » de l’arbre de la liberté du village, le baptême de la source Catherine de Bourbon à Salies avec le Comte de Paris, l’inauguration des gondoles sur le Saleys et l’émission télévisée sur l’harmonie de Salies.
Vint ensuite le reportage sur le quadrille d’Escos et le saut basque des fêtes de la St Jean.
On arriva à la partie « live » de la soirée où les informatrices furent appelées à participer en direct. Le point d’orgue était le Saut Basque d’Orion. Annie Hourdebaigt de Salies se mit à tourner la manivelle de l’instrument-cinéma et Marie Claude, sa soeur, raconta comment la jeunesse de leur quartier avait appris les pas des sauts en 1965 avec leurs parents associés aux gens d’Orion de la précédente génération (à savoir les pères des danseurs que nous voyions à l’écran).
Le caractère de danse que nous montra Marie Claude nous fit penser aux danseurs de Baigts, proches Orthez. Ces aspects ne se retrouvent pas forcément avec les danseurs d’Orion « fils » qui nous ont instruits dans les années 1990. Il est toujours intéressant de s’interroger sur les variations d’une transmission : cousinage de proximité, emprunts, interprétations, phénomène de mode, changements sociétaux… Une belle richesse d’investigation pour l’observateur avisé.
Toujours est il, que même si le saut basque d’Orion ne parle plus à ses habitants, il rebondit à Escos, à St Pé de Léren, à Salies, à Labastide Clairence (voir article précédent LA GUINGUETTE).
Et notre Ami Public Numéro 1, André Minvielle, eut la riche idée de nous faire danser la Seguida deu Motchico à la façon d’Orion sous l’écran des anciens danseurs qui exécutaient le même saut. La musique vivante fut assurée par Matiu (flûte et tambourin) et Jean Louis à la clarinette jazz « évasive ». Le public, conquis, applaudit avec enthousiasme cette prestation dynamique et originale.
Le final fut digne des grands soirs avec la restitution talentueuse d’André et de Bernard sur les images des anciens danseurs et musiciens mixées avec des Charlie Chaplin, Buster Keaton et Laurel et Hardy, ô combien drôle et émouvante !
Rendez-vous pris (on ne s’en lasse jamais !) le 7 avril 2023 au festival Lo Printemps de l’Arribèra pour la projection du montage définitif. Soirée exclusivement Minvielle avec un baloche à la clé. Qu’on se le dise !
La troupe du Larèr d’Escos reprend son bâton de berger pour une nouvelle production en automne 2022.
Après la veillée de 2019 « Les Landes pittoresques » qui n’a pu voir le jour des Landes, l’association a imaginé un concert spectacle intimiste basé sur la composition et la poésie. Son but est de retrouver la proximité des lieux et des publics. Acoustique naturelle, intervention chez l’habitant, invitation par relation…
L’accompagnement musical, les arrangements suggèreront l’évasion dans un monde léger et fleuri. Bien sûr, la gouaille gasconne ne sera pas oubliée avec quelques chansons traditionnelles revisitées. Le pari est de partager sans modération un moment divertissant autant pour le public que pour les artistes.
Le calendrier commence à se remplir et les contacts sont pris pour l’étoffer.
En Octobre à Escos, chez l’habitant (événement privé)
Dimanche 13 novembre Foyer d’Amou 15 h salle communale (événement public organisé par le F.A.P.I.)
Fin novembre, salle de St Etienne d’Orthe (organisateurs « cors de gascon de Lana »)
Le 13 août 2022, les danseuses du Larèr d’Escos ont répondu à une invitation inédite. Les acteurs culturels de la Guinguette de Labastide Clairence ont eu la riche idée d’organiser un blabla apéro autour du saut basque en conviant aussi des Béarnais.
La Fédération de Danse Basque était de la partie avec sa représentante, formatrice professionnelle. L’accompagnement musical fut assuré par une accordéoniste de métier.
Les échanges des expériences et des histoires de chacun furent fort intéressants et sympathiques. Le public se joignit au cercle du saut. Le mélange Béarn/Pays Basque réserva quelques surprises chorégraphiques auxquelles s’attendaient les béarnaises, déjà bien affûtées sur le genre.
Le Larèr avait fait le pari de retracer le caractère de plusieurs anciens danseurs : la Marianne à travers le filtre d’Alexis Lavielle d’Escos, le Saut de Satan de Georges Mandon de Monein/Lucq, la Gavotte de Marcel Gastellu de Sauveterre de Béarn, le Dus à la façon des gens d’Orion. Cette démonstration de composition plut à l’assistance et suscita des questionnements.
L’orage tant espéré tomba sur la Guinguette. L’accordéon fut rangé. Les filles du Larèr n’étant pas venues pour rien (surtout après 2 h de répétition), clôturèrent cette soirée éclair en chantant et en dansant sous la pluie.
Rendez-vous fut pris de loin, à travers les gouttes, pour accueillir les basques à Escos afin d’apprendre le Moutchicou d’Orion à partir de novembre.
La troupe du Larèr d’Escos va bientôt remonter sur les planches à la conquête du pays landais. A tout Seigneur, tout honneur !
Les répétitions vont bon train depuis décembre. La veillée « Les Landes pittoresques » refait peau neuve avec une formule plus spectacle. Les chansons populaires collectées par Félix Arnaudin sont toujours au rendez-vous, agrémentées de danse, musique, jeu et lecture ainsi que de scénettes truculentes, toutes inspirées du témoignage du célèbre folkloriste gascon.
A noter sur vos agendas :
DIMANCHE 29 MARS AMOU 15 h à la salle communale (organisation le FAPI DES LUYS)
DIMANCHE 5 AVRIL ST ETIENNE D’ORTHE 17 H salle communale
(organisation LOS GASCONS DEU HOURCARRIU)
Récit chanté au cours d’une répétition printanière
Le magnifique site de l’abbaye de Lahonce s’avéra un lieu privilégié pour une bien belle soirée.
Chanter en Euskadi fut une première pour la formation vocale TAI COSI. Un public associatif ainsi que des mélomanes curieux et des sympathisants répondirent présents à l’initiative de Atxi eta Xegi, section « cours d’espagnol ».
Les répertoires traditionnels de la montagne béarnaise et le chant à danser de Gascogne semblèrent une grands découverte pour ces habitants locaux, de souche ou non. Le charme de la variété des chansons, des polyphonies, de la danse et de la mise en scène conquirent l’assistance qui se laissa transporter dans un univers dépaysant servi par une magnifique acoustique. Le soutien technique a réussi heureusement à préserver cette qualité naturelle.
La chaleur des applaudissements, les compliments et les questions des spectateurs se firent l’écho de cette surprise. La complicité enjouée des chanteuses, le final animé de drôlerie remplirent la voûte d’une ambiance décontractée et dynamique.
Certains ont trouvé même plus vivant que les chorales basques ! Alors, là, ce fut un retour inattendu car le chant béarnais passe pour moins festif que le répertoire basque ! Mais, le secret des Tai Cosi c’est l’alliance avec le chant pour la danse qui donne envie de bouger et ce plaisir latent du mouvement se communique avec bonheur.
Pour conclure, on peut retenir le commentaire d’une spectatrice : « des Tai Cosi émane une générosité. »
La soirée ne s’arrêta pas à ce préambule. Le quatuor de guitares classiques TAFALLA fit voyager l’assistance dans les folklores du monde et les musiques de films. Un éventail riche de pièces courtes (adaptées à l’écoute de rue) se maria mélodieusement avec des arrangements réussis. L’auditeur avait vraiment l’impression d’apprécier une musique d’ensemble qui se suffisait à elle même. Un gros succès pour Tafalla fut aussi au rendez-vous.
Pour clôturer, l’association convia les artistes et les sympathisants autour d’un bon buffet et les Tai Cosi ne manquèrent pas de faire danser les convives.
Un accueil hors pair dans un site exceptionnel avec un excellent public, puissent les Tai Cosi tourner encore en Pays Basque !
la section « español » vous convie à une soirée musicale
le samedi 14 décembre
à l’abbaye de Lahonce
à partir de 20 h 30.
Afin de poursuivre sa mission de promotion de l’enseignement de la langue de Cervantes et afin d’en diffuser sa culture, la section « español » compte récolter des fonds pour investir dans du matériel pédagogique à travers ce moment culturel et festif.
Vous y êtes chaleureusement conviés.
Nous lèverons le rideau pour découvrir la nouvelle création en langue béarnaise du groupe Tai Cousi d ‘Escos, interprétée par quatre chanteuses : Mireille, Nicole, Marie Hélène et Marie Claire.
Fortes de leur longue expérience de la danse traditionnelle, de la scène et unies par leur histoire commune, elles vous convaincront du plaisir revivifiant d’un répertoire chanté et dansé.
Les Tai Cousi ont sculpté naturellement leurs timbres et leurs phrasés. Elles ont poli leur son telle une plage de galets roulés par les eaux du gave.
Nous poursuivrons notre voyage avec le groupe Tafalla, formation composée de trois guitaristes et d’un bassiste. Le quatuor propose une musique instrumentale moderne, libre, allant de la musique classique aux musiques du monde avec pour objectif le plaisir commun de jouer de la guitare et le partage de leur passion avec le public.
Sur scène, Tafalla captive son auditoire par ses envolées musicales, parfois douces, parfois intenses qui ravissent les passionnés comme les nouveaux auditeurs.
Nous vous attendons très nombreux, le cœur ouvert, enthousiaste à l’idée de vous retrouver bientôt.
La Novem, Les Tai Cousi, Los de l’Arribèra entourent Geneviève Clément Laulhère, directrice artistique de ce beau projet mettant à l’honneur la richesse du chant traditionnel pyrénéen et gascon.
L’idée fut de valoriser le chant soliste par des amateurs du territoire. La Novem, elle, joua de sa qualité professionnelle pour croiser expressions traditionnelle et contemporaine dans les pièces polyphoniques ainsi que dans les intermèdes des « corps sonores ».
Les Taï cousi ont largement participé avec 7 interventions : soli de chant de montagne et de composition (« Un dia un vieilh arbolet » par Marie claire Maisonnave) ainsi que des danses (rondes des Landes et branle d’Ossau). Le récit du spectacle s’appuyait sur les paroles de « un dia un vielh arbolet ».
On pourrait décrire ce concert comme une promenade vagabonde d’histoire en histoire, de chant en chant, parsemée de poésie et d’effets sonores plutôt éloignée d’un fil conducteur structuré.
La jolie petite église d’Auterrive afficha complet ce début novembre 2019 avec les sympathisants locaux et le public fidèle de la Novem. La Mise en scène sobre et posée d’Alain Munoz fit planer une atmosphère particulière, propice à l’écoute et à l’apaisement. L’ovation finale par une assistance qui s’était retenue d’applaudir pendant 1 h 30, révéla le contentement de chacun et l’enthousiasme de nouveaux spectateurs, touchés par l’originalité et la qualité de ce spectacle.
Sur l’invitation du Larèr d’Escos, tout le monde put s’exprimer joyeusement autour d’un vin d’honneur à la salle des fêtes, à qui mieux mieux entre la « batalèra » et la « cantèra ».
L’ensemble vocal pyrénéen LA NOVEM a fédéré des chanteurs amateurs du Béarn Ouest pour produire son 6ème concert INVENTURA
DIMANCHE 3 NOVEMBRE à 17 h en l’église d’AUTERRIVE (près de Salies).
L’intitulé « Ausèths, flors e arradits » (Oiseaux, fleurs et racines) reprend la poésie d’une composition de Marie Claire Tapie, fil conducteur du spectacle.
Les Tai Cousi d’Escos sont part prenantes du projet et répètent depuis quelques mois sous la direction artistique de Geneviève Clément Laulhère, chef de choeur de LA NOVEM.
Un travail en profondeur de la voix de poitrine et une recherche d’un son de caractère ont été mis en place afin de répondre au goût esthétique choisi pour l’événement.
Les Tai Cousi émailleront le spectacle avec quelques mouvements de chansons de danse, leur spécialité et originalité.
Au quartier St Simon de Toulouse, l’atmosphère fut appropriée pour la présentation de la première des « LANDES PITTORESQUES » : soirée, petite salle, public confidentiel, échange avec le groupe folklorique du Ramelet Mondin. Les ombres jouaient sur les murs entre poésie, chansons, danses, musique et autres facéties gasconnes. L’assistance comptait peu de locuteurs occitans. Cela n’a semble t’il pas gêné l’assistance pour apprécier ce spectacle riche en émotions et en ambiances.
Le lendemain, à Lagarde, en plein coeur du Lauragais, ce fut le grand rendez-vous. Le public de « autan des villages » se déplaça nombreux et motivé par l’amour de la culture et de la langue occitanes. Même si le parler landais était distant de leur languedocien, les spectateurs réactifs et chaleureux ont suivi tous les bons moments de théâtre, de chant, de lecture, de jeu. Une ambiance formidable régna dans le spectacle.
Tout se finit par des chansons et des danses partagées. Et cerise sur le gâteau, le carillonneur du village lança dans le ciel limpide de ce dimanche après midi, des airs gascons et même basques.
Ce fut un moment de grande découverte et de belle émotion que de chanter sur le son des cloches de l’église.
Après un hiver de préparation, le Larèr d’Escos se lance dans la production de sa dernière idée de spectacle. Il s’agit d’une réalisation « multi-fruits », comme à l’accoutumée, mais dans des conditions matérielles extrêmement légères aussi bien pour la troupe que pour les organisateurs. Le but est de cibler un petit public de proximité et de provoquer une occasion de rencontre autour de la culture gasconne.
La tournée en Midi Pyrénées sera un merveilleux banc d’essai pour cette performance innovante. Si les languedociens se laissent charmer par ce folklore revisité, le tour sera joué pour pouvoir revenir en beauté dans le pays béarnais.
Les bas fonds du Hédas ont accueilli avec bonheur la liesse carnavalesque de la cité pauline. Le coeur de ce quartier, agréablement restauré, donna libre cours aux événements festifs de la semaine (chasse à l’ours, pantalonnade, concerts et bals).
Une ambiance familiale sentait bon le soleil, les produits locaux et le dolce farniente des lendemains de fête. Autant de marches, d’escaliers, d’esplanades pour ressourcer ses énergies.
Le fief de la culture occitane : lo cafè deu bourrèu sous la marionnette de carême qui brandit son hareng de mauvais augure.
Passionnés de culture occitane, amateurs de musique traditionnelle ou néo trad, de musique rétro ou électro acoustique ont pu se rassembler sur un immense parquet pour apprécier le plaisir de la danse dans la bonne cadence. Merci aux groupes TRIPOUX et EBTè.
Marguerite Nicolas, collectée dans ce reportage, marquerait ses 100 ans en 2019. Son accent d’un autre temps fait partie de ce patrimoine immatériel qui donne la couleur sonore de nos provinces.
ALORS, N’OUBLIONS PAS NOS ACCENTS EN 2019 ! BONA ANNADA !